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< Scarlatti >

Diapason, mai 2003
CD Scarlatti MDG 340 1162-2

Par Etienne Moreau

Trois CD de sonates pour Emi (sans compter un microsillon encore partiellement inédit), un disque expérimental consacré à la seule Sonate K 55 dans vingt interprétations différentes, un film remarquable tourné à Séville sur les traces du compositeur... Christian Zacharias est infatigable dès qu'il s'agit de Scarlatti, et l'on n'attendait pas moins de lui qu'il continue de nous faire partager son amour de celui qu'il semble placer, à l'image de ce qu'avait fait Horowitz en son temps, dans un monde à part.
Ce nouveau recueil continue donc l'exploration d'un univers où les harmonies et les mélodies échappent plus que jamais aux canons de leur époque et finissent par devenir un langage propre, sans cesse renouvelé, d'un modernisme étonnant. Choisies plus pour leurs qualités expressives que pour leur virtuosité, ces quatorze sonates relativement peu connues (exception faite des K 450, 69, 518 et 519) permettent à Zacharias d'insister autant sur les idiomes de cette langue musicale que sur sa capacité à traduire une infinité de sentiments.
Souvent organisées par paires (mais pas systématiquement), elles se répondent, se synchronisent, s'organisent et communiquent entre elles avec un naturel surprenant, sans qu'à aucun moment on puisse y voir un quelconque artifice esthétisant. Cette organisation ne nuit en rien aux effets d'imitation ou d'écho, à la précision ou à l'intégrité des rythmes, à la vivacité ou à l'abandon des mélodies, à la douceur ou à l'âpreté des sonorités, que le pianiste allemand sait traduire comme personne. Wanderer avant l'heure, ce Scarlatti semble marcher, solitaire, sur les chemins menant de l'Italie à l'Espagne, du baroque au classique. Une vision infiniment précieuse et émouvante.


Répertoire, avril 2003
CD Scarlatti MDG 340 1162-2

Le miracle Zacharias
Par Claude Helleu

Une vitalité enchanteresse... Évident, le plaisir de Christian Zacharias à ressusciter ces courtes sonates inventives, légères, joueuses et charmeuses se communique à ses auditeurs. On ne saurait mieux articuler leurs rebondissements, mieux faire chanter et dialoguer les voix pleines de surprises qui les habitent. Virtuosité désinvolte, rythmes endiablés, sonorités troublantes, moments de mélancolie délicatement confiée, tout nous séduit.
Cette spontanéité repose sur la perfection technique, la précision du toucher, un art de la sonorité que sert à merveille l’enregistrement MDG (dans une acoustique absolument naturelle). Rarement arpèges, trilles, gammes ou accords connurent une telle expressivité. Les difficultés devenues invisibles et transformées en mille détails savoureux, la subtilité des dissonances, l'harmonie aussi riche que l’invention mélodique et les modulations renouvelées, les délicieuses « accaciatura » en ornement nous offrent autant de bonheurs.
En outre, tout en utilisant si brillamment toutes les ressources de son piano, Christian Zacharias réussit à évoquer le clavecin pour lequel Scarlatti avait composé ces « Essercizi », comme il nommait les innombrables oeuvres - plus de 550 - composées pour son élève Maria Barbara, infante du Portugal puis reine d'Espagne.
Les quatorze « Kk. » choisis ici ne sont ni ceux rendus célèbres par Horowitz, ni ceux qu'Ivo Pogorelich avait enregistrés (DG), excepté le Kk. 450, autrement éblouissant, moins vif peut-être, mais plus grave. Pour cette troisième collection scarlattienne de Zacharias (les deux premières chez EMI-) incomparable est donc notre ravissement, d'une plénitude parfaite.


Fono Forum, Juni 2003
CD Scarlatti MDG 340 1162-2

Scarlatti als Romantiker
Von Gregor Willmes

Wie spielt man die Sonaten von Domenico Scarlatti (1685-1757) ? Und vor allem : auf welchem Instrument ? Immer stärker vereinnahmen ihn in den letzten Jahren die « Historisten ». Immer häufiger kommen Cembalo-Aufnahmen auf den Markt, die auch längst nicht mehr alle so steril und « gerade » klingen, als ob es eine objective, quasi neutrale Art des Musikmachens gäbe.
Letztlich aber ziehe ich immer noch Aufnahmen auf dem modernen Konzertflügel vor - selbst wenn Scarlatti hier als der erste Romantiker erscheint. Doch war es nicht der letzte Romantiker, Vladimir Horowitz, der sich so nachdrücklich und erfolgreich für Scarlatti stark gemacht hat ?
Christian Zacharias und Domenico Scarlatti - dass das eine gute Kombination ist, weiss man nun bereits seit mehr als 20 Jahren. Seit der deutsche Meisterpianist nämlich für EMI Classics die ersten Sonaten auf LP eingespielt hat. 49 sind es insgesamt für seine frühere Exklusiv-Firma geworden. 14 weitere hat er nun für Dabringhaus und Grimm neu aufgenommen - und wenn ich keine K-Nummer übersehen habe - gibt es keine Überschneidungen.
Der Eindruck, den man schon bei seinen letzten Mozart-Aufnahmen bekommen konnte, dass nämlich Zacharias in den letzten Jahren noch eine neue Dimension des Klavierspiels erreicht hat, bestätigt sich hier eindrucksvoll. Klarheit, Delikatesse, Eleganz, Einfachheit, Natürlichkeit - Eigenschaften, die man gewöhnlich der französischen Klavierschule zuschreibt - zeichneten schon immer sein Klavierspiel aus. Aber mittlerweile hat sich dem ganz behutsam ein romantischer Ton hinzugesellt, der von der zarten Seele dieser Musik spricht. Zacharias spielt persönlicher, arbeitet stärker Nuancen heraus, im klanglichen wie im rhythmischen Bereich. Dabei empfindet man beispielweise seine Rubati nie als übertrieben oder gar störend, nie wird die rhythmische Stabilität und Intensität angetastet. Und die Farbigkeit, die er aus dem historischen Steinway in der Fürstlichen Reitbahn Bad Arolsen herausholt, setzt Masstäbe.
Rund 550 Sonaten hat Scarlatti komponiert. Es bleibt noch einiges zu tun.