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< Press >
Los Angeles Times,
Mar 19, 2007
The Seattle Times, Mar 10, 2007
Savoir French American Magazine Christian Zacharias - A Virtuoso at the Walt Disney Concert Hall
Los Angeles Times,
Mar 26, 2005
Frankfurter Rundschau, Das Orchester 4/05
Christian Zacharias, entre retenue et folie Lui ne change pas, il joue toujours avec autant de souplesse et de candeur. Mais son répertoire, pour une fois, était différent. Jeudi, Christian Zacharias livrait ses prodiges à l’Opéra de Lyon, dans la foulée de concerts donnés à Genève et Bruxelles. On le connaissait dans Scarlatti, mais pas dans Debussy. Ce n’est pas par hasard s’il a choisi ces deux compositeurs : ils aimaient les miniatures, ils sont parvenus à échafauder tout un monde à partir de trois fois rien. Children’s Corner, c’est le monde vu à travers les yeux d’un enfant. Tout est frais, scintillant, mais parcourus de frissons inexplicables. Lorsque le petit homme regarde les flocons de neige tournoyer à travers une fenêtre (The snow is Dancing), il s’ennuie, en proie à une mélancolie des jours d’été, enfermé alors qu’il voudrait sortir. Zacharias ajuste le volume : il ne joue pas trop fort, taillant ses notes dans du velours. Par bonheur, il évite ces fioritures qui entachent parfois son jeu. Il privilégie la sobriété, attentif à recréer ces crève-cœur de l’enfance qui naissent d’un petit rien. Puis, le voici qui prend le large, agrandit le son pour les deux cahiers d’Images. Toujours cette décontraction absolue et cette liquidité qui n’excluent pas la franchise du ton. Avec la pédale, il sculpte minutieusement les phrases pour en révéler le mystère. Et la lune descend sur le temple qui devient une méditation. Seulement voilà : il manque un brin de folie. Soudain, Zacharias lâche les rênes. Il joue Scarlatti. Il s’autorise des fulgurances dont lui seul est capable. Il n’essaie pas d’imiter le clavecin. Il cherche à recréer la musique dans l’instant présent, captant l’énergie motrice qui rend ces Sonates si vibrantes. Le ton varie indéfiniment. Ce ne sont plus des tours de passe-passe, mais des confessions. L’humanité entière se dévoile sous ses multiples visages. On rit, on pleure, c’est la vie à l’état brut, sans peur ni barrage.
Mozart «1784» Crescendo Magazin April /Mai 2001 "Das ganze Leben mit dieser Kiste zubringen ?" Der Pianist Christian Zacharias über den Lockruf des Taktstocks http://www.crescendo-online.de/html/de/archiv/01Cres2/leseprobe.html
The Independent, April 10, 2000 Los Angeles Times, April 22, 2000
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